Les petits taxis sont les liants obligés du Tanger by night pour les personnes non véhiculées. Tout au long de la nuit, en interrogeant les différents chauffeurs qui nous ont amené d'un point à l'autre de la ville sur les lieux phares du Tanger by night, des noms reviennent toujours : Le 555 bien sûr, le Oba Oba, mais également la discothèque de l'Hôtel Tarik à Malabata, celle de l'Hôtel Ahlen sur la Route de Rabat, le VIP's de l'Hôtel intercontinental... Mais finalement, c'est vers son coup de c½ur que le chauffeur nous amène pour terminer la soirée: Le Borsalino, situé en plein centre ville. Un décor couleur crème et des sièges mauves, de grands miroirs qui parcourent la salle, une ambiance année 40, et un orchestre de musique chaabi et oriental... Le Borsalino est un night club de caractère. L'ambiance est animée. La clientèle plutôt âgée, puisqu'une flopée de quadragénaires et cinquantenaires anime les lieux. Des boissons alcoolisées et non alcoolisées sont servies sans distinction. Beaucoup de femmes. 4h00. A cette heure, la nuit tangéroise se calme. Les musiques s'apaisent et les corps fatigués de danser, de boire, s'agitent un peu moins. Il est l'heure pour chacun de rentrer. L'aube pointera doucement derrière le cap Malabata. Le jour reprendra peu à peu ses droits. Pour une autre vie, d'autres personnes. Mise en parenthèse d'un monde d'obscurité, de musique, de furie. Jusqu'à la nuit prochaine...